Pour le droit à la fête et à la culture.

L’accès à la culture ne doit pas être réservé à celles et ceux qui en ont les moyens. Comme la gauche a instauré un prix unique du livre en 1981, nous proposons la mise en place d’un prix unique de la séance de cinéma, réduit pour les jeunes de moins de vingt-six ans. Cela permettra de rendre le cinéma accessible à tous, et de garantir des marges suffisantes pour les salles et productions indépendantes.

Aller au cinéma, au musée, au stade ou à un concert est bien plus difficile lorsqu’on n’habite pas en centre-ville. Nous proposons un grand plan de rénovation des infrastructures sportives et culturelles existantes et de construction de nouveaux sites afin que chaque Français vive à moins d’une heure de transport d’entre elles.

L’accès à la création, à la lecture et au patrimoine ne doit plus dépendre du code postal ou de l’origine sociale. Nous proposons de créer un véritable service public de la culture garantissant à chaque enfant, dès le plus jeune âge, un parcours culturel d’excellence. Qu’il s’agisse de l’apprentissage de la lecture, des visites régulières dans les lieux d’art ou de l’éducation à l’image face aux écrans, l’État s’engagera à déployer des moyens publics renforcés dans tous les territoires, ruraux comme urbains, soutenant ainsi l’action des communes.

Face aux géants américains du streaming et du numérique qui cherchent à imposer leurs règles et leurs algorithmes, nous défendons avec fermeté le modèle français et européen du droit d’auteur et de l’exception culturelle. La création ne peut pas être traitée comme une simple marchandise. Nous défendons une régulation stricte des plateformes transnationales en renforçant leurs obligations de financement et de diffusion des œuvres locales et indépendantes. Elles devront également financer la création française et européenne dès lors qu’elles diffusent leurs productions en France et en Europe.

Les artistes et techniciens du spectacle vivant et de l’audiovisuel font la richesse culturelle de notre pays, mais ils font face à une précarité croissante et à des attaques répétées contre leurs droits. Nous proposons de sécuriser et de consolider le statut de l’artiste ainsi que le régime de l’intermittence du spectacle, véritable bouclier social adapté aux réalités du travail artistique : en garantissant une protection sociale solide, des indemnités décentes durant les périodes d’inactivité et un cadre de négociation protecteur.

L’éducation artistique et culturelle doit cesser de reproduire les hiérarchies culturelles traditionnelles qui excluent une partie de la jeunesse. Nous proposons de la refonder en intégrant pleinement et en valorisant les nouvelles formes d’expression artistique — des arts urbains et cultures numériques aux musiques actuelles et créations hybrides. En confiant ces projets aux artistes et en les déployant au plus près des jeunes dans les écoles et les structures de quartier, nous ferons de la pratique artistique un vecteur réel d’émancipation, où chaque forme de création trouve sa place et sa légitimité républicaine.