Pour le droit à la santé et à l'alimentation.

Alors que le recours à l’aide alimentaire a triplé entre 2012 et 2022, l’accès à une alimentation de qualité est en passe de devenir un luxe inaccessible pour la plupart d’entre nous. Les produits chargés en additifs, en sel, en sucre, ou en produits divers et variés, affectent notre santé et menacent toutes les générations. Puisque la nourriture n’est pas une marchandise comme les autres, nous proposons la création d’une sécurité sociale de l’alimentation. Financée par les taxes sur les produits transformés et des cotisations à hauteur du niveau de revenu de chacun, elle permettrait à ses bénéficiaires de s’approvisionner en produits sains et locaux dans des magasins conventionnés, au sein d’un système géré par les citoyens.

Avec près de 90% du territoire classé en situation de fragilité médicale, l’effectivité du droit à la santé est loin d’être garantie. Cette difficulté d’accès aux soins touche fortement cette jeunesse aux budgets serrés qui n’a pas les moyens d’investir dans sa santé. Le retard dans l’accès aux soins complique les prises en charge et aggrave les pathologies. Nous proposons de réguler l’installation des médecins libéraux, comme c’est aujourd’hui le cas pour les infirmiers et pharmaciens. Formés par l’université publique et financés par la collectivité, les futurs médecins doivent devenir de vrais acteurs du service public de santé. Nous proposons d’intégrer les étudiants en médecine dans la fonction publique dès leurs études : en échange du financement intégral de leur cursus et d’une rémunération juste durant leur formation, les jeunes médecins s’engageront à servir l’État pendant dix ans, selon une affectation territoriale répondant aux besoins de santé des territoires les plus sous-dotés.

Alors que les mutuelles et complémentaires santé pèsent de plus en plus lourd sur le budget des ménages et créent une santé à deux vitesses, nous proposons de créer une mutuelle gérée directement par la Sécurité sociale, qui pourra conduire à terme à fusionner la Sécurité sociale et les complémentaires au sein d’une « Grande Sécu ». En confiant l’intégralité de la prise en charge des soins à un pôle public unique, nous réaliserons des milliards d’euros d’économies sur les frais de gestion et le marketing des mutuelles. Ces sommes économisées permettront d’assurer un remboursement à 100 % des soins prescrits pour toutes et tous, supprimant les restes à charge et garantissant une couverture santé véritablement universelle et solidaire.

Les pénuries récurrentes de médicaments essentiels et le chantage aux prix exercé par les grands laboratoires pharmaceutiques mettent directement en danger la santé des Françaises et des Français. Les médicaments ne sont pas des marchandises comme les autres : pour sortir de cette dépendance mortifère à l’égard du marché, nous proposons de créer un établissement public de production et de distribution des médicaments. Doté de capacités industrielles propres, cet outil public permettra de fabriquer les traitements fondamentaux sur le sol national, d’imposer des prix justes et de mettre un terme définitif au diktat des multinationales de la santé en faisant du médicament un bien commun.

Avec plus d’un jeune sur deux déclarant des symptômes anxieux ou dépressifs et des délais de prise en charge qui dépassent fréquemment six mois dans les centres médico-psychologiques, la détresse psychologique des jeunes est devenue une urgence sociale majeure. Cette crise frappe de plein fouet une jeunesse précarisée qui n’a pas les moyens de financer des consultations privées non remboursées ni d’attendre l’aggravation de sa santé mentale pour être prise en charge. Face à la dégradation de la santé mentale des jeunes, nous proposons de systématiser la présence d’infirmières et de psychologues dans les établissements scolaires. Nous proposons d’intégrer pleinement la santé psychique au régime général de la Sécurité sociale en remboursant intégralement les consultations de psychologues praticiens sans condition de parcours de soins.

L’enchaînement des scandales sanitaires et l’explosion des prix alimentaires ont révélé la dérive de géants de l’agroalimentaire qui privilégient les profits au détriment de la santé publique et du pouvoir d’achat. Nous proposons d’imposer l’entrée obligatoire des représentants des consommateurs ainsi qu’un renforcement de la présence des salariés au sein des conseils d’administration des grands groupes de l’alimentation. En instaurant une réelle transparence et un droit de regard citoyen au cœur des décisions stratégiques, nous remettrons la qualité, la sécurité sanitaire et la juste rémunération des producteurs au centre du modèle agroalimentaire.